DRAC se décline à la fois comme ligue de défense des « Droits du Religieux Ancien Combattant » et, depuis 1981, « Défense et Renouveau de l’Action Civique ».

Cette association a été créée le 2 août 1924 par Dom Moreau, moine bénédictin de l’abbaye de Ligugé, ancien aumônier militaire grièvement blessé et gazé durant la première guerre mondiale. Il est rejoint dans les semaines qui suivent par de nombreux religieux et civils dont Jacques Péricard qui prendra la tête de la ligue DRAC. L’association a pour but d’obtenir « la reconnaissance des libertés individuelles des religieux anciens combattants et de leurs droits civiques rendus plus incontestables que jamais par leur loyalisme au service du pays ».

En effet la France avait voté en 1901 et 1904 des lois antireligieuses. Celle du 1er juillet 1901 sur les associations introduit une exception pour les congrégations en les contraignant à obtenir une autorisation législative au lieu de faire une simple déclaration en préfecture. Les membres d’une congrégation non autorisée sont interdits d’enseignement. La loi du 7 juillet 1904 interdit l’enseignement à tous les religieux.

2 500 écoles doivent fermer, les biens des congrégations sont séquestrés et environ 30 000 moines ou sœurs sont contraints à l'exil. Le 2 août 1914, au lendemain de la déclaration de mobilisation générale, ces lois anti-congréganistes sont suspendues par une circulaire du ministre de l’Intérieur, M. Malvy. Les 9 323 religieux revenus d’exil sont mobilisés. 1 237 d’entre eux seront blessés et 1 571 perdront la vie dans les combats. Moins de six ans après la fin de la guerre, le nouveau président du conseil, Edouard Herriot, annonce le 2 juin 1924 l’expulsion des congrégations, la suppression de l’ambassade auprès du Saint-Siège et l’application de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat à l’Alsace et à la Moselle.

 

En réponse à ces mesures, deux mois plus tard, la ligue DRAC est fondée et, en octobre, le révérend père Doncoeur publie une lettre ouverte à Herriot « Pour l’honneur de la France, nous ne partirons pas ».

Aucun religieux ne quittera le territoire français. Ces lois ne seront abolies que durant la seconde guerre mondiale. Le 3 septembre 1940, l’Etat français promulgue une loi levant les interdictions frappant les congrégations. Ce texte reprend un projet préparé à la fin de la IIIe République. Cette loi est maintenue à la Libération.

Afin de mieux de connaître l'histoire de la DRAC, les archives ont été minutieusement classées. L'inventaire est disponible et les archives consultables sur rendez-vous. Ce travail a fait l'objet d'une présentation le 26 octobre 2010, dans le cadre de la journée d'étude de l'Association des archivistes de l'Eglise de France sur « Le retour des religieux en France après 1914 ».

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écrit par Alain Toulza

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